30 décembre 2006

L'ex-berger fait les niveaux : précisions sur ce qu'était la Vie...

Les propos précédents émanaient de ma petite et dévouée soeur - dont je vous recommande la lecture des blogs, non pas qu'elle me paye pour faire sa pub, mais parce que vous y passeriez un agréable moment - qui a tenté de retranscrire le peu d'informations que je daignais lui passer. De sorte qu'il en reste sur la fin l'impression que j'ai vécu dans un milieu tout à fait sordide et lamentable.

J'aimerais réajuster ces propos, par égard aux éleveurs et à la vérité.

Commençons par admirer le paysage qui s'offrait à mes yeux lors des gardes. Chez Pascal et Gisèle, je partais le matin vers neuf ou dix heures, après la traite. Colline, Pedro et Réglisse accompagnaient toujours la troupe ondulante et pressée d'aller vers les pâturages. Ce cliché a été pris en fin de matinée. Parti plus tard que d'habitude de la maison, j'avais eu conseil (jamais d'ordre !) de partir derrière la maison, de grimper et de suivre, en fait, le troupiau qui connaît tellement mieux que quiconque la pampa. Arrivé à une bonne hauteur, j'ai immortalisé ce paysage de bas sommet (environ 1.000 à 1.500 mètres au dessus du niveau de la mer) qui marque la frontière italienne, au fond. La maison et la bergerie se situent sur le versant invisible qui regarde la route de fond de vallée, au centre.

Je vous invite à observer, au premier plan, les restanques encore visibles, qui marquent dans un paysage qui reprend ses droits le passage, un jour, de femmes et d'hommes qui ont modelé la montagne pour y cultiver de quoi se nourrir. Les collines de la Brigue sont ainsi parsemées de ces terrasses magnifiques, retenues par des murs de pierres sèches que les brebis et les animaux sauvages font tomber petit à petit ; et de loin en loin, on déniche entre deux buissons une cabane en pierre, parfois une simple ruine, parfois le toit est encore là. Dans ce secteur, il s'en trouve encore une où il y a un coffre en bois, des ustensiles de cuisine rouillés, quelques bouteilles, et deux ou trois outils de jardin. Il faut aujourd'hui une bonne heure pour y accéder au travers de la végétation.

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