23 août 2006

Silence radio, et reportage télé

Voilà quelques moments que je n'ai pas mis de message sur ce blog, faute de temps, d'une part, faute de nouvelles, d'autre part. Ce que je retiens des infos grapillées dans le vent, par ci et par là, c'est l'immense sentiment de solitude auquel est actuellement confronté Benjamin. Sujet paradoxalement prolifique dont j'aurai peut-être l'occasion de parler lorsque j'aurai revu le berger, qui remonte pour trois semaines de congé début septembre. Alors, en attendant, patience... et comptez les moutons, ça vous aidera!

Récemment, sur Arte, a été diffusé un documentaire sur la formation d'un jeune berger dans les Pyrénées. Le résultat est très proche de celui de Benjamin (entre les Alpes et les Pyrénées, les animaux ne varient guère), et seul le loup alpin se change en ours pyrénéen.
Je regrette toutefois qu'Arte ne fasse que du... Arte, avec tout ce que cela sous-entend concernant le ton donné au reportage. Malgré tous les efforts de la chaîne, les bergers modernes restent des barbus gigacapillaires pas très propres, atteints de marginalité bénigne générale, et qui accusent le loup et l'ours de nombre de leurs pertes et omettant les oh! combien plus nombreux chiens errants. On s'attend même à ce que le journaliste, soucieux de donner la juste information, demande au berger : "Et ça vous ennuie, quand une de vos bêtes meurt?" Bref, ne manquent que la flûte (on a eu droit aux chansons locales et à l'accordéon, c'est un moindre mal) et le berger chapeauté assis sous l'arbre, et le reportage pour les naïfs urbains que nous sommes est parfait.