26 juillet 2006

Brebis, c'est fini... pour le moment!

Benjamin, pour une période allant jusqu'à début septembre, a quitté ses brebis, mais, rassurez-vous, il ne chôme pas. Comme il est employé par un groupement d'éleveurs alpins, il doit changer de temps à autre de troupeau durant sa formation. Il travaille donc actuellement auprès de Martine, fille d'agriculteurs beaucerons, et Alain, ancien soudeur de Beauvais, installés depuis 5 ans à l'Escaren, avec leurs filles jumelles et leur garçon.

Benjamin s'occupe de 80 chèvres laitières, aidé par un border blanc, Balto, un berger australien, et un batard, Fanny, que notre berger préfère nommer Spootnik...
La première traite, le matin, sert à former la tomme, qui a un caillé rapide. Au lait tiré le soir, on ajoute quelques gouttes de présure (environ 20 gouttes pour 50L), une enzyme agissant dans la coagulation, et on le presse 12h plus tard afin d'en former de petits fromages. Contrairement au fromage de brebis du précédent élevage, le lait n'est pas cuit. De plus, les chèvres ont une période de lactation qui s'étend du 15 février au 15 novembre, on ne trouve donc pas de produit fermier à base de chèvre en hiver.

Les chèvres sont paraît-il très aimables, allant jusqu'à poser la tête sur l'épaule affectueusement à l'heure de la traite. La journée se partage en deux sorties différentes, l'une le matin avant le déjeuner, et une autre à partir de 15h environ, jusqu'au soir. Le repas de midi se prend donc "en famille", et les plus urbains seront ravis d'apprendre que les mouches et leurs asticots s'invitent également à table. Bon apport protidique.

Pour ce qui est du logement, Benjamin bénéficie de l'électricité et de l'eau chaude, et dort à part, dans une petite caravane. Il trouve cependant peu de temps pour lire ou dessiner, et son activité principale reste la rédaction de lettres illustrées que certaines personnes de la famille ont déjà reçues. A l'occasion, je vous ferai partager les aquarelles qu'il joint à ces récits.

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